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Les retrouvailles

Avant toute chose, je tiens à rendre hommage à François qui m’a suppléé avec brio au cours de ces trois dernières semaines. François, toi qui nous lis de là-haut, ce compte rendu t’est dédié.

Nous étions huit ce matin à avoir répondu à l’appel de JP : lui-même, naturellement, Fred, Christian, Thierry, Jérôme, Fabian, JC, et moi-même.

Huit guerriers qui, tels les grognards de Napoléon lors de la campagne de Russie, partirent à l’assaut du vent sibérien qui balayait les mornes plaines des Flandres.

Mais contrairement à la Vieille garde de Bonaparte, il en fallait plus pour nous faire battre en retraite. Sous un merveilleux soleil blanc hivernal qui nous éblouissait à défaut de nous réchauffer, nous fîmes preuve d’une grande solidarité pour avaler les kilomètres, organisés d’une main de maître par JP qui coordonnait notre maigre peloton.

Quand soudain, après une quinzaine de kilomètres, nous aperçûmes une silhouette rouge à l’horizon… Un coup de pédale aérien, une élégance naturelle… Aucun doute : il s’agissait bien de Nico, le « Loup Blanc de Lambersart », parti au kilomètre 0 (et dix minutes avant nous).

C’est donc à 9 que nous poursuivîmes notre progression, toujours vers le nord-est, toujours face au vent.

Mais nos efforts furent finalement récompensés après 40 kilomètres, lorsqu’il fut enfin temps de faire demi-tour pour profiter de la puissance d’Éole. Jérôme travaillant sa puissance nous mit au supplice, JC, visiblement piqué au vif par quelques mauvaises langues le toisant de relayer uniquement vent dans le dos, redynamisait les troupes…

Et alors que nous pensions rentrer groupés, JP fit tout exploser. Un premier groupe se détachait : JC, la « Locomotive de Ronchin », Thierry, dont l’éclat de sa nouvelle monture nous éblouissait peut-être autant que sa grâce, JP, « El Matador » profitant du moindre signe de faiblesse de ses adversaires pour lancer des attaques aussi tranchantes qu’imparables, et moi-même. Nous filions alors ensemble jusqu’à l’arrivée, sans nous disputer une victoire qui se devait d’être collective.

Derrière, le groupe Fred-Christian-Nico n’était pas loin d’accrocher le bon wagon, mais la signalisation urbaine joua contre eux…

Et je ne pourrai pas terminer ce compte rendu sans reconnaître ma défaite dans les ponts : par deux fois face à Fabian et, pour finir d’achever mon ego déjà meurtri, face à Fred qui, semaine après semaine, ne cesse de nous surprendre.

De Faches à Faches, environ 85 km à 26,5 km/h.
Voir le parcours

Bonne après-midi sportive à tous, que ce soit devant Kuurne-Bruxelles-Kuurne pour les amateurs de vélo, Manchester United-Chelsea pour les fans de ballon rond, ou encore le Tournoi international de GRS de Strasbourg pour Fabian.