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Brevet de Mons

Nous étions 12 en ce dimanche glacial pour le brevet de Mons : François, Jérôme, Déborah, Loïc, Noah, Martin, Jean-Pierre, Fred, Ghislain, Pascal C, Thierry et moi-même.

L’aller du parcours, identique à celui des années précédentes, fut relativement agréable : un vent dans l’ensemble favorable, un timide soleil qui, à de rares occasions, parvenait à percer les lourds nuages d’hiver, des routes propres et sèches… Toutes les conditions étaient réunies pour une belle sortie. Les 30 premiers kilomètres furent ainsi paisibles, simplement ternis par une crevaison de Déborah et ce qui fut, sans doute, l’une des plus longues réparations de l’histoire du cyclisme (preuve, s’il en fallait, que sans notre expert en pneumatique, nous sommes démunis).

Sous le soleil de Bersée, loin de nous imaginer ce qui nous attendait… © Fréd– Fréd Photo, le partenaire de vos sorties vélo réussies

Sous le soleil de Bersée, loin de nous imaginer ce qui nous attendait… © Fréd– Fréd Photo, le partenaire de vos sorties vélo réussies

Mais après un ravitaillement rapidement englouti dans le bois de Bersée, et après avoir quitté Déborah, Noah, Jérôme et Loïc partis sur le parcours de 60 km, notre sortie se corsa. Tout d’abord, le vent. Un vent cinglant, omniprésent, implacable, que nous parvînmes à dompter en réalisant un ballet orchestré d’une main de maître par Jean-Pierre. Puis vinrent les pavés, et le terrible secteur de Mons-en-Pévèle à Mons-en-Pévèle (150 mètres, ****), qui fit autant grincer nos machines que l’arthrose de Pascal. Et si cela ne suffisait pas, il fut suivi sans répit par l’ascension du Pas Roland, le Mur du Pévèle dont les pourcentages vertigineux firent voler en éclats notre maigre groupe.

Mais après nous être réunis sur les longs toboggans menant vers Mérignies, vint un nouvel ennemi inattendu : la neige. D’abord quelques flocons, dansant légèrement dans le vent, puis de véritables bourrasques glaciales qui donnèrent des ailes à François, le Martin Fourcade de Ronchin. Des conditions dantesques, non sans rappeler Bernard Hinault dans Liège-Bastogne-Liège en 1980.

L’ECFTR dans le blizzard du Mélantois

L’ECFTR dans le blizzard du Mélantois

Le Blaireau rendant hommage à l’ECFTR. « Ça ne vaut quand même pas le brevet de Mons » - B. Hinault

Le Blaireau rendant hommage à l’ECFTR. « Ça ne vaut quand même pas le brevet de Mons » – B. Hinault

Puis, après près d’une heure de souffrance à travers les villages endormis dans cet hiver qui ne semble pas vouloir en finir, nous aperçûmes au loin l’antenne du fort de Mons, nous toisant du haut de ses 140 mètres. Un dernier effort, et nous aurions enfin droit à notre sandwich. Pourtant, aucune attaque, aucune accélération, pas un soubresaut n’agita notre groupe. Était-ce par épuisement ou par respect mutuel ? Je ne saurais le dire, mais c’est groupés, entre gentlemen, que nous arrivâmes au bout de cette sortie qui restera longtemps gravée dans nos mémoires.

Au total, environ 85 km à 26 km/h. 
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