Benoit Leroy

Détails de l'auteur

Nom : Benoit Leroy
Date d'enregistrement : 12 janvier 2018

Derniers articles

  1. Sortie club du 13 janvier — 15 janvier 2019
  2. Sortie club du 6 janvier — 15 janvier 2019
  3. Brevet de Deulêmont — 4 septembre 2018
  4. Brevet de Comines — 9 août 2018
  5. Brevet de Bois-Grenier — 9 juillet 2018

Articles de cet auteur

Sortie club du 13 janvier

Nous étions une douzaine pour cette deuxième sortie club de l’année.

Et si la semaine dernière, les routes du Tournaisis avaient été particulièrement clémentes avec nous, il en fut tout autre cette fois-ci, à travers les routes qui nous menèrent vers Bailleul et les Flandres, sous un ciel qui, tel le roseau, souvent plia sous le ploie de l’orage, mais jamais ne rompit.

Alors qu’au gré des longs faux plats battus par le vent un épais manteau de boue venait recouvrir nos machines, au plus grand bonheur du Padré toujours aussi friand des petites routes tortueuses de ses ancêtres, Fabian tenta bien évidemment de jouer les sprints, mais dut se contenter de quelques miettes que nous eûmes la bonté de lui laisser. Car comme tout le monde le sait, les juges de paix de ce parcours avaient pour nom Dranoutre et Alexberg. Et par deux fois, le Fausto Coppi de Sainghin dut assister, de très loin, à la victoire de Micka et moi-même, preuve une nouvelle fois que si le cyclisme est le plus collectif des sports individuels.

Mais attention : Fabian s’est promis de battre la paire Leroy avant la fin de l’année, et si l’un des deux sera peut-être plus coriace que l’autre, je fais confiance à sa détermination et son abnégation sans faille pour y parvenir.

Outre un bon bain de boue, cette sortie nous offrit également l’occasion d’affûter nos talents de réparateur de chambre à air par deux fois, d’apprécier les progrès de Cyril qui devrait bientôt jouer les avant-postes, de savourer la fraîcheur de nos minimes/cadets toujours prêts à partir au combat ou, pour Jérôme, d’éliminer les excès des fêtes !

Au final : 85 km à 26 km/h.
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Sortie club du 6 janvier

Nous étions 14 selon les organisateurs, 15 selon Fréd dont les yeux étaient peut-être encore embués des vapeurs d’alcool du Nouvel An, à répondre à l’appel de notre GPS de Seclin pour cette première sortie de l’année. De peur d’écorcher quelques noms ou d’oublier quelqu’un, je ne dresserai pas la liste des valeureux cyclistes, mais notons tout de même la présence de Manu, l’intermittent du cyclisme, qui vint nous prouver que, d’une part, il n’avait pas oublié comment faire du vélo et, d’autre part, qu’il était toujours aussi affûté.

Et si on nous avait promis l’enfer des routes boueuses de janvier, nous eûmes tout le contraire, au plus grand bonheur de Florian (et au plus grand malheur de Total Wash Lens dont le chiffre d’affaires vient de s’effondrer). Des routes sèches, peu de vent, des températures plus que correctes, le tout sous un ciel aussi triste qu’un Belge au lendemain du 15 juillet dernier… Tous les ingrédients étaient réunis pour réussir la reconnaissance de notre futur brevet international.

Et si ce n’est quelques erreurs d’inattention, tout se passa à merveille, à travers les routes du Tournaisis si chères à JP. Quelques banderilles vinrent bien sûr titiller notre groupe, mais rien ne vint perturber notre avancée, pas même la terrible montée de Froidmont, où JC nous emmena avec une aisance déconcertante vers son sommet, donnant à François, le « Chamois de Ronchin », l’occasion de nous prouver une énième fois qu’il n’est jamais aussi heureux que quand le terrain s’élève.

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Le Ventoux de Tournai passé, nous reprîmes la direction de l’ouest. Mais au fil des kilomètres, notre peloton s’étirait dangereusement jusqu’à finalement craquer à l’entrée de Cysoing. Alors que Padré la Science s’épanchait sur ces terres qui furent le témoin de la bataille de Bouvines face à un public plus que captivé, 5 mauvais élèves en profitèrent pour se faire la malle et filer en facteur vers la Métropole. Bien emmenés par JC, la « Locomotive de Ronchin » (ce qui me fait dire que l’eau des robinets de Ronchin doit être particulièrement énergétique), nous avalâmes les 10 derniers kilomètres en deux coups de cuiller à pot.

L’année 2019 part sur les chapeaux de roue !

Au final, quelque 90 km à 26,5 km/h de moyenne.
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Brevet de Deulêmont

Nous étions 10 pour le brevet de Deulêmont : Pascal L., Pascal C., JP, François, Baptiste, Anna, Christian, Fréd, Bernard et moi-même.

Après deux brevets qui m’avaient laissé un goût amer, les trente premiers kilomètres me réconcilièrent avec nos randonnées dominicales : de belles petites routes serpentant à travers les Flandres, un bon balisage, une chaussée propre… Après avoir fait 50 km dans le bassin minier dimanche dernier, notre groupe pouvait enfin retrouver son terrain de jeu de prédilection.

Rien ne vint perturber notre progression, si ce n’est une chute de bidon de JP. Heureusement, aux dernières nouvelles, le bidon ne souffre que de légères éraflures, et aucun traumatisme n’est à déplorer. Dans sa grande bonté, Pascal C. eut la bonne idée de crever pour l’attendre. Et pour une raison qui m’échappe encore, Fréd les attendit également. C’est ainsi sans eux que nous partîmes à l’assaut de la première – et unique – difficulté du jour : le mont Noir. Alors que Pascal L. assurait le tempo et prodiguait ses précieux conseils à Anna, Baptiste et moi partions nous disputer les points au sommet. La photo-finish ne put nous départager.

Regroupement au ravitaillement qui nous proposait, cette fois-ci, autre chose que du beurre : du bonheur.

Puis, après avoir quitté la courageuse Anna partie sur le parcours de 60 km et avoir perdu Bernard, la magie opéra. Verdi eut Les Quatre Saisons, Beethoven eut L’Hymne à la Joie, Jean-Pierre aura le brevet de Deulêmont. Notre chef d’orchestre composa sa symphonie parfaite, parvenant à accorder notre groupe à la perfection sur les 60 derniers kilomètres. Les relais s’enchaînèrent dans un ballet ininterrompu, dans un valse à mille temps que rien ne put perturber, ni le vent, ni notre étourderie qui nous fit manquer le fléchage.

Nous avalâmes alors les kilomètres, chacun mettant du cœur à l’ouvrage, bien encouragé par un Fréd qui fit feu de tout bois pour stimuler le moral des troupes. Mais malgré cette union sacrée, il ne pouvait y avoir qu’un vainqueur à l’arrivée. Et alors que se profilait à l’horizon le pont de Frelinghien enjambant la Lys assoupie, je plaçai une première banderille. Pacal C. répliqua sans tarder et c’est ensemble que nous filâmes vers l’arrivée. Derrière, la poursuite fut chaotique et, à l’exception de Baptiste, pourtant encore émoussé par sa double ascension, la veille, du Ventoux du Pévèle, personne ne revit les fuyards. Preuve encore une fois qu’à vélo, l’union fait la force.

Il y eut l’opération « Filet Mignon », il y aura désormais l’opération « SNCF » : grâce à mes compagnons de route, je suis rentré dans les temps pour mon train !

Au final, les 90 km du brevet furent engloutis à près de 32 km/h.
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Anna et ses drôles de dames

Anna et ses drôles de dames

 

Brevet de Comines

Nous étions encore 11 sous ce beau soleil de juillet, prêts à partir à l’assaut du brevet de Comines : Pascal L, Pascal C, Alex, Bruno, Ghislain, Christian, Jérôme, Philippe, Fréd, JP et moi-même.

Bien emmenés par Jérôme et Philippe, toujours aussi efficaces pour imprimer le tempo, nous dévorâmes les premiers kilomètres qui nous menèrent dans le Heuvelland. La côte de Messines fut engloutie, celle de Kemmel subit le même sort… Notre groupe s’étirait, craquait, se recomposait, mais nous progressions rapidement sur ce joli parcours serpentant au cœur des champs de blé fraîchement moissonnés de la Flandre.

Mais c’est alors que la mécanique s’enroua. Dans le Scherpenberg (dont la simple évocation donne des frissons aux plus grands grimpeurs), Jérôme et Philippe s’envolèrent. Derrière, le grupetto Pascal C, JP et Ben restait au contact, tandis que notre peloton volait en éclats.

Et puis, ce fut le drame. A l’endroit même où il avait chuté il y a quelque temps, Ghislain crevait, provoquant la chute du malheureux Fréd. Heureusement, plus de peur que de mal, mais ces longues minutes de perdues décidèrent bon nombre d’entre nous à écourter sur le parcours du 60 km pour pouvoir allumer le barbecue à l’heure.

Restaient donc sur le 90 km Jérôme et Philippe, que jamais nous ne revîmes, Pascal L, véritable puits de savoir sur la région, Fréd, dont le courage n’a d’égal que la bonne humeur, JP, fidèle capitaine de route, et moi-même, besogneux devant l’Éternel.

Le ravitaillement fut rapidement englouti… Et pour cause : nous eûmes le droit à deux Spéculoos, un carré de chocolat… et un demi-bidon d’eau ! Pratique sous ces 30 °C. C’est donc desséchés que nous dûmes revenir vers Comines, faisant le tour de Poperinge, passant par Ypres, Voormezele, Witschate, avant de traverser une dernière fois la Lys.

Et c’est unanimement que nous décernâmes à Fréd le prix de la combativité, au bord des crampes pendant près de 10 km, mais ne manquant jamais l’occasion de jouer les sprints à la pancarte !

Et pour terminer, ce compte rendu ne serait pas fini sans mentionner Thierry que nous retrouvâmes à Comines, à l’issue de sa sortie que d’aucuns qualifieront de « légère ». L’intéressé préférera certainement parler de « transition ». Mais il paraît que le Savoyard d’adoption se prépare déjà pour la deuxième partie de saison…

Une bonne bande de gnoleux !

Une bonne bande de gnoleux !

 

Au final, 90 km à près de 30 km/h sur le brevet.
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Mention spéciale à Fréd qui boucla sa sortir avec plus de 160 km au compteur !

Brevet de Bois-Grenier

Nous étions 15 pour ce nouveau brevet au départ de Bois-Grenier. Sauf erreur de ma part, il y avait donc Jérôme L. et Jérôme V., Alex, Pascal L. et Pascal P., Philippe, JP, Tony, Eddy, Fréd, Fabian, François, Bernard, Ghislain et moi-même.

Partis à 8 heures sous un doux soleil baignant les Weppes encore endormies, nous prîmes la direction de Cassel au fil d’un parcours des plus bucoliques, slalomant entre les champs dont les blés déjà dorés nous rappelaient à quel point la météo a été clémente ces dernières semaines.

Bien emmenés par le Team Résilience, nous arrivons à Cassel après 70 km de route pour la première difficulté du jour. Un groupe se détache dès le pied de la bosse : Philippe, Jérôme V., Pascal, Tony et Eddy, le premier à craquer face au rythme imposé par ses compagnons d’échappée. Pascal subira ensuite le même sort. Et au bout d’un ultime effort, c’est Philippe qui s’adjugera finalement les points de ce grimpeur.

Au pied de Cassel, au cœur de la pinède et des cigales.

Au pied de Cassel, au cœur de la pinède
et des cigales.

Après un ravitaillement, notre groupe se scindera, le Team Résilience partant en tête bien décidé à être rentré à temps pour assister à la messe (ou pour prendre l’apéro, au choix).

Dans le gruppetto, JP, aussi appelé le Métronome de Bogota, tentera d’assurer un tempo régulier le long de ces interminables portions rectilignes de départementales… En vain. Les sprints à la pancarte s’enchaînèrent, Fréd étant le premier à ouvrir les hostilités à Strazeele. Malheureusement pour lui, ce succès incontestable et incontesté fut suivi de multiples échecs.

Je le coiffai au poteau à Merris, Pascal profitait de son expérience pour le dominer avant Steenwerck, JP enfonçait le clou un peu plus loin et, pire encore, Fabian le battait une dernière fois à la sortie du village à l’issue d’un sprint que la presse qualifiera de « rustique ».

Mais il en fallait plus pour que Fréd ne baissât les bras, et tout devait ainsi se jouer à Bois-Grenier. À 2 kilomètres de l’arrivée, Pascal prenait la tête des opérations et imprimait un rythme qui évitait toute velléité offensive. À 500 mètres de la ligne, je produisis mon effort et emmenai JP sur un plateau pour une victoire de prestige. Malgré son infini panache, Fréd ne pouvait assister qu’aux dégâts.

Au final, sur le brevet, 105 km à environ 31 km/h pour le gruppetto (et près de 33 pour le premier groupe).

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